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Discussão:Jean-Pierre Antoine de Béhague

De Micronations

Fonte original:

   Jean-Pierre-Antoine de Béhague de Villeneuve est né à Calais le 23 novembre 1727 
   Il se fit inscrire à I4 ans sur le contrôle des gardes-côtes de Calais. 
   Il fit la guerre de sept ans à l'armée du Bas-Rhin. 
   le 5 mars I762, il est nommé à la défense de Cayenne et de la Province de Guyane par lettres du roi du I5 avril 1762. 
   Débarqué le I9 juillet, il installa sa capitale à l'Approuage. Il a succédé au gouvernement de la Guyane en qualité de commandant-général par lettres patentes du I5 avril I763. 
   Il s'opposa ensuite au projet d'établissement d'émigrants à Kourou. 
   Il fut nommé une seconde fois commandant en chef en Guyane lors de l'échec lamentable de la tentative de colonisation de Kourou. 
   Il arriva à Cayenne le 23 décembre, cantonna les rescapés de Kourou à Oyapock et à Sinnamary dont il jeta les fondements et à Approuague où en septembre 1765, il fit des distributions de terres. 
   Rappelé en France où il avait été fait Brigadier des armées le 2O avril I768, il fut promu Brigadier des dragons le I2 Juin I772. 
   Il devint le 1er août I79O commandant des troupes formées par les départements de Bretagne,puis commandant général des Iles sous le vent. 
   Il quitta la France vers le milieu de février emmenant avec lui 18 navires et 1O bataillons et débarqua le I2 mars à La Martinique où colons, petits blancs, mulâtres et esclaves étaient aux prises, et où des mutins mais aussi des troupes fidèles étaient assiégés dans les forts.
   Béhague se montra ferme et parfois brutal, renvoya en France des mutins, rétablit la police des routes musela la presse, réorganisa la force publique et s'appuyant sur l'aristocratie des colons. 
   Dénoncé comme despote à l'Assemblée nationale par les députés de la Martinique le 7 décembre 1791 puis par quelques soldats mutins renvoyés,il fut destitué le 3 juillet I792 et remplacé par Donatien Rochambeau (Ce dernier apparut en vue de St Pierre le I5 septembre I792. Béhague qui avait appris la déchéance du Roi considéra son remplaçant comme rebelle et fit tirer sur lui. Rochambeau n'insista pas et se rendit à St Domingue). 
   Après avoir assister à la conquête de la Martinique par les Anglais, il quitta les Antilles et arriva à Londres le 5 octobre I793. 
   Il mourut le I2 mai I8I3 à Londres à 85 ans passés sans laisser de postérité. 
           Il a publié à Paris en I79O, un Mémoire sur les colonies d'Amérique méridionale et sur la question du jour (la question coloniale) 
           Il a écrit des mémoires sur la guerre d'Indépendance (I777), sur la Guyane Française, Belle-Isle (I788). 

La Pointe de Guyane, à l'embouchure de l'Approuague en face du Grand et du Petit Connétable (îlets) porte le nom de Pointe Béhague.


Le Docteur Henry, descendant de Béhague

   Le Docteur Henry a fait, en 1962, un récapitulatif de sa généalogie pour la belle-famille de son fils Charles
Lorsque fut décidée, en 1762, l'expédition de Kourou, de fâcheuse mémoire, Béhague, lieutenant-colonel de dragons réformé, fut nommé gouverneur de l'ancienne et de la nouvelle colonie en Guyane, en attendant l'arrivée de Turgot, qui n'eut lieu que deux années plus tard. Au cours de son séjour, Béhague eut de Thérèse, jeune femme noire, une fille qui devint l'épouse de Bertrand, un colon qui s'était installé sur les rives de l'Approuague où il vivait avec une jeune indienne. De cette union naquit une fille, ma grand-mère paternelle. Celle-ci se maria avec un jeune homme du nom de Henry qui avait une entreprise de construction d'immeubles. Ils eurent plusieurs enfants dont mon père, Alphonse Henry, commerçant. Voilà pour le côté paternel. Côté maternel : A une époque, que je ne saurais avancer de manière précise, arriva en Guyane un jeune breton, OA éobie. Celui-ci épousa une jeune métisse, et eut d'elle plusieurs enfants dont ma grand mère maternelle, Adélaide Cléobie. Cette dernière vécut avec un jeune nantais, Houget, dont le père ne voulut jamais entendre parler d'un mariage. Ma grand-mère vécut donc avec Houget sur une plantation de 70 hectares situés sur la rivière Monsinnéry. Ils eurent, je crois, huit enfants dont ma mère Julie Cléobie. Lassé des appels de son père qui, jamais, ne voulut entendre parler de mariage, Houget rentra en France, laissant à ma grand-mère deux immeubles et de grands terrains à Cayenne. Julie Cléobie devint la femme de Alphonse Henry. Ils eurent sept enfants dont Arthur Henry qui vous prie de bien vouloir accepter, pour vous et Monsieur Damoy, l'expression de ses sentiments très cordiaux".
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